Théorie de la Persistance
Théorème

T5 — Point fixe unique μ* = 15

Le crible admet un unique point fixe stable à $\mu^* = 3+5+7 = 15$.

Énoncé

L’équation d’auto-cohérence du crible

μ=p:γp(μ)>sp,s=1/2,\mu^* = \sum_{p\,:\,\gamma_p(\mu^*) > s} p, \qquad s = 1/2,

admet une unique solution stable, à savoir :

μ=3+5+7=15,ensemble actif={3,5,7}.\boxed{\mu^* = 3 + 5 + 7 = 15, \qquad \text{ensemble actif} = \{3, 5, 7\}.}

La preuve combine un scan exhaustif rationnel exact sur μ[3,100]\mu \in [3, 100] avec une borne analytique de monotonie pour p7p \geq 7, qui exclut tout point fixe en dehors du primorial actif {3,5,7}\{3, 5, 7\}.

Théorème

Lecture vulgarisée. On a une équation auto-référente : « μ\mu doit être la somme des premiers actifs à μ\mu ». Combien y a-t-il de solutions ? T5 dit : exactement une. C’est μ=15\mu = 15 avec les premiers actifs {3,5,7}\{3, 5, 7\}. Aucun autre choix de premiers ne ferme l’équation. Cette unicité est ce qui fait dire à la PT « zéro paramètre libre » : si plusieurs solutions existaient, il faudrait choisir, et ce choix serait un paramètre.

Pourquoi ça compte

T5 est le point culminant de la chaîne de théorèmes. Tous les précédents (T0–T6, GFT, L0) sont nécessaires pour formuler T5, et T5 ferme le crible : à partir de μ=15\mu^* = 15, la bifurcation q+/qq_+/q_- commence et les 43 observables physiques se déduisent.

Trois points fixes existent en réalité :

C’est μ=15\mu^* = 15 qui pilote la PT physique, après que p=2p = 2 ait « cristallisé » dans l’infrastructure binaire.

Démonstration — schéma

  1. Définir γp(μ)=dln(sin2θp)/dlnμ\gamma_p(\mu) = -d\ln(\sin^2\theta_p)/d\ln\mu (dimension anomale).
  2. Calculer γp\gamma_p par arithmétique rationnelle exacte à μ=15\mu = 15 : γ3,γ5,γ7>1/2\gamma_3, \gamma_5, \gamma_7 > 1/2, γ11,γ13<1/2\gamma_{11}, \gamma_{13} < 1/2.
  3. Vérifier 3+5+7=153 + 5 + 7 = 15 — cohérence atteinte.
  4. Borne analytique : γp\gamma_p strictement décroissante en pp pour p7p \geq 7, donc aucun premier 11\geq 11 n’est actif à aucun μ\mu raisonnable.
  5. Scan exhaustif des sous-ensembles finis de {3,5,7,11,13,...}\{3, 5, 7, 11, 13, ...\} pour confirmer l’unicité.

Démonstration détaillée

Étape 1 — Calcul rationnel exact des γp\gamma_p à μ=15\mu = 15

À q=13/15q = 13/15, chaque quantité est un nombre rationnel exact (fractions.Fraction, zéro erreur flottante). Les valeurs sont :

ppγp\gamma_p (fraction exacte)γp\gamma_p (décimal)>1/2> 1/2 ?
34536129/56167044\,536\,129 / 5\,616\,7040,80761…
5486792684365/699097512194486\,792\,684\,365 / 699\,097\,512\,1940,69632…
72827519972576117/47483960227464682\,827\,519\,972\,576\,117 / 4\,748\,396\,022\,746\,4680,59547…
11(rationnel exact, omis)0,42573…
13(rationnel exact, omis)0,35624…

Les différences γ3γ5\gamma_3 - \gamma_5, γ5γ7\gamma_5 - \gamma_7, γ7γ11\gamma_7 - \gamma_{11} sont strictement positives (vérification par soustraction exacte de fractions).

Étape 2 — Cohérence numérique

L’ensemble {3,5,7}\{3, 5, 7\} est actif à μ=15\mu = 15. Sa somme :

3+5+7=15=μ.3 + 5 + 7 = 15 = \mu.

L’équation d’auto-cohérence est satisfaite. C’est un point fixe.

Étape 3 — Monotonie analytique pour p7p \geq 7

γp\gamma_p se factorise comme γp=F(p)G(p)\gamma_p = F(p) \cdot G(p) avec :

  • F(p)=4qp1/μF(p) = 4 q^{p-1}/\mu — exponentiellement décroissant,
  • G(p)=(1δp)/(δp(2δp))G(p) = (1 - \delta_p)/(\delta_p (2 - \delta_p)) — analyse de signe.

La fraction de gap δp=(1qp)/p\delta_p = (1 - q^p)/p est strictement décroissante en pp (analyse en variable réelle x(1eLx)/xx \mapsto (1 - e^{-Lx})/x avec L=ln(15/13)>0L = \ln(15/13) > 0).

Conséquence : pour tout p7p \geq 7, γp<γ70,595\gamma_p < \gamma_7 \approx 0{,}595. L’ajout d’un premier p11p \geq 11 à l’ensemble actif est donc impossible : γp<1/2\gamma_p < 1/2 violerait l’activité.

Étape 4 — Scan exhaustif des candidats finis

On énumère tous les sous-ensembles S{3,5,7,11,13,17,19,23,...}S \subset \{3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, ...\} finis, calcule μS=pSp\mu_S = \sum_{p \in S} p, et teste la cohérence γp(μS)>1/2\gamma_p(\mu_S) > 1/2 pour pSp \in S.

Résultats du scan exhaustif (cf. proof_T5_fixed_point.py, 33 PASS) :

  • S={3,5,7}S = \{3, 5, 7\} : μ=15\mu = 15, cohérent
  • S={3,5}S = \{3, 5\} : μ=8\mu = 8, mais γ3(8)>1/2\gamma_3(8) > 1/2 et γ5(8)>1/2\gamma_5(8) > 1/2 donnent juste un état partiel — le système n’est pas encore au point fixe (μ=88\mu = 8 \neq 8 trivialement, mais γ7(8)>1/2\gamma_7(8) > 1/2 aussi, donc 7 devrait être inclus, contradiction).
  • S={3,5,7,11}S = \{3, 5, 7, 11\} : μ=26\mu = 26, mais γ11(26)<1/2\gamma_{11}(26) < 1/2 — incohérent.
  • S={2,3,5}S = \{2, 3, 5\} : μ=10\mu = 10, secteur cinématique (point fixe distinct, p=2p = 2 inclus).
  • S={2,3,5,7}S = \{2, 3, 5, 7\} : μ=17\mu = 17, secteur transitoire.

Aucun autre sous-ensemble ne ferme l’équation dans le secteur informationnel (sans p=2p = 2). μ=15\mu^* = 15 est unique pour le secteur info.

Étape 5 — Stabilité linéaire

La stabilité du point fixe se vérifie par calcul de la matrice jacobienne :

Jij=γpjμiμ=μ.J_{ij} = \frac{\partial \gamma_{p_j}}{\partial \mu_i} \bigg|_{\mu = \mu^*}.

Le rayon spectral |\lambda_\max(J)| < 1 confirme que μ=15\mu^* = 15 est un attracteur (cf. ch. 8, théorème de stabilité).

J1–J6 : six justifications indépendantes

La monographie liste six justifications indépendantes du point fixe μ=15\mu^* = 15 :

  1. Scan exhaustif (étape 4).
  2. Stabilité linéaire (étape 5).
  3. Nc=3N_c = 3 : seule solution de (Nc+1)!/(Nc+3)=2Ns1(N_c + 1)! / (N_c + 3) = 2^{N_s - 1} avec Ns=3N_s = 3.
  4. Premier 7 = oracle entier de e2e^2 : drift Ap=lnp/pA_p = \ln p / \sqrt{p} maximal à p=7p = 7.
  5. Identité du produit d’écho : p{3,5,7}qp=1/e\prod_{p \in \{3,5,7\}} q_-^p = 1/e exactement.
  6. Cosmogonie : la séquence μ=101715\mu = 10 \to 17 \to 15 donne le scénario d’évolution.

Pour la dérivation complète, voir chapitre 8 de la monographie.

Voir aussi