Théorie de la Persistance
Théorème

G1 — Unicité de $D_{KL}$ (Shore–Johnson)

Sur le simplexe de crible avec structure CRT, $D_{KL}$ est l’unique divergence cohérente.

Énoncé

Soit Δm\Delta_m le simplexe des distributions de probabilité sur Z/mZ\mathbb{Z}/m\mathbb{Z}, muni de la décomposition produit CRT ΔmpmΔp\Delta_m \cong \prod_{p \mid m} \Delta_p. Alors la divergence de Kullback–Leibler

DKL(PQ)=ipilnpiqiD_{KL}(P \| Q) = \sum_i p_i \ln \frac{p_i}{q_i}

est l’unique ff-divergence qui satisfait les cinq axiomes de Shore–Johnson (cohérence, invariance, indépendance de système, indépendance de sous-ensemble, mise à l’échelle) et qui respecte la factorisation CRT.

Théorème

Pourquoi ça compte

G1 est l’une des quatre unicités qui ferment la chaîne de reconstruction physique : G1 (DKLD_{KL}), G3 (métrique de Fisher), T6 (holonomie sin2θp\sin^2\theta_p), T5 (μ=15\mu^* = 15). Sans G1, le contenu informationnel du crible serait défini à la divergence près — et toute la chaîne GFT → entropie → première loi → couplages perdrait son caractère forcé.

G1 garantit que la décomposition bit = D_KL + H (théorème GFT) n’est pas un choix de notation mais l’unique décomposition compatible avec la factorisation CRT du crible.

Démonstration — schéma

PT vérifie que le simplexe Δm\Delta_m avec structure CRT satisfait SJ1–SJ5 (7/7 tests numériques) ; le théorème de Shore–Johnson 1980 (import externe, IEEE Trans. Inf. Theory) conclut l’unicité.

Élimination des alternatives (toutes vérifiées numériquement) : χ2\chi^2, Hellinger, variation totale et Rényi DαD_\alpha (α1\alpha \neq 1) violent l’un des axiomes — typiquement l’additivité sous CRT (SJ3).

Une preuve autonome (G1', thm:G1_autonomousthm:G1\_autonomous) reconstruit le même résultat sans Shore–Johnson via la caractérisation de Csiszár des ff-divergences additives : f(t)=c1tlnt+c2(t1)f(t) = c_1\,t\ln t + c_2(t-1), et le second terme s’annule sur les distributions normalisées.

Voir aussi